La propreté

La propreté est une attente de premier ordre pour les habitants de notre arrondissement.

350 agents sont affectés quotidiennement au ramassage des ordures, des encombrants et au nettoyage des espaces publics de notre arrondissement.

Ce n’est clairement pas suffisant.

Notre arrondissement connaît une très grande densité, combinée à une présence touristique massive dans certains quartiers et à la multiplication des changements d’usage (nourritures à emporter, street-food partagée dans les espaces verts, etc.)

500 millions d’euros par an pour tout Paris et

350 agents dans le 16ème arrondissement pour ce résultat !

Il est donc (i) essentiel d’organiser une refonte des services municipaux, dans l’intérêt des Parisiens et des habitants du 16ème arrondissement, et (ii) de lancer une campagne de sensibilisation et d’information auprès des habitants sur les dispositifs existants et les «  bonnes pratiques ».

 

  1. 1) Augmenter les moyens humains grâce à une enveloppe financière dédiée dans le budget municipal

Les 350 agents travaillant dans le 16ème arrondissement ne sont pas suffisants. Il faut augmenter les moyens en y consacrant une part du budget municipal plus importante, permettant ainsi des embauches.

Un point d’attention particulier devra être porté sur le Bois de Boulogne : il faut exiger de la mairie de Paris un plus grand nombre d’agents de la direction des forêts.

 

  1. 2) Réaliser un audit des méthodes de collecte

Il faudra mener une étude approfondie de la collecte telle qu’elle est organisée aujourd’hui afin de réorienter un certain nombre d’agents chargés de la collecte vers le terrain. Une remise à plat des trajets de collecte et la modernisation des véhicules en les adaptant au terrain sur lesquels ils doivent circuler sont des sujets essentiels qui devront être examinés : engins moins polluants, plus petits, moins bruyants…

La rationalisation des outils et méthodes de travail devront permettre également de redéployer plus facilement et plus rapidement les hommes sur le terrain.

  1. 3) Multiplier les « détecteurs » de saleté

Chaque agent de terrain, qu’il soit affecté au ramassage des poubelles ou à l’entretien des rues ou des espaces verts, devra être équipé d’une application interne lui permettant de signaler et de faire remonter rapidement la présence d’un encombrant ou d’un quelconque problème dans une rue de l’arrondissement. Prévenu plus rapidement, le service adéquat pourra ainsi intervenir plus efficacement.

 

  1. 4) Oser la vidéo-surveillance

La vidéosurveillance ne doit pas servir uniquement à de la vidéo-verbalisation pour du stationnement ou de la circulation dans les voies de bus. Elle devra également être mise à profit pour prévenir, identifier puis sanctionner les auteurs de dégradation et de dépôt sauvage de déchets.

 

  1. 5) La création d’une « brigade verte »

Le Centre d’Action pour le Propreté de Paris a été intégré à la Direction de la Prévention et de la Protection de la Ville de Paris, qui comprend une Brigade des incivilités. Force est de constater que cela ne fonctionne pas et que la superposition de structures et de hiérarchies entraine des blocages dont pâtissent les Parisiens. Aussi, il sera nécessaire de redonner son indépendance à ce service en créant une véritable « Brigade verte » chargée de prévenir et éventuellement de sanctionner les comportements peu respectueux de l’environnement.

 

  1. 6) Réduire les déchets issus de la restauration à emporter

Il faut que notre politique de propreté s’adapte aux nouveaux usages et modes de consommation des habitants. Ainsi, la mairie engagera des discussions et signera des contrats d’objectifs et de moyens, sortes de contrats vertueux avec les grandes enseignes de nourriture à emporter pour inciter à la réduction des déchets et aux matériaux d’emballage utilisés.

 

  1. 7) Sensibiliser et aider la population

Parce que l’écologie ne saurait être que punitive, il est nécessaire de continuer à promouvoir les gestes propres, le tri sélectif, etc. Ainsi, la localisation des conteneurs à verre sera publiée. La mairie assistera les copropriétés qui s’engagent dans le tri sélectif par l’achat de poubelles jaunes à une taille adaptée pour nos anciens immeubles parisiens. Nous développerons l’installation de cendriers sur les poubelles publiques et devant certains types de commerces afin d’éviter les jets de mégots sur nos trottoirs. Enfin, des points de compostages seront installés dans chaque parc et square de notre arrondissement.

 

  1. 8) Nommer un référent propreté dans chaque conseil de quartier

Dans chaque conseil de quartiers dont dispose notre arrondissement, un référent propreté sera désigné parmi les élus y siégeant. Il sera l’interlocuteur capable de faire le lien entre les habitants et l’adjoint à l’environnement, toujours au plus près des territoires.

 

  1. 9) Développer les jardins partagés

Dans un esprit d’échange et de partage, propre à nos traditions et valeurs partagées dans le 16ème arrondissement, nous proposerons le développement de jardins partagés afin d’éveiller les consciences des plus jeunes et permettre aux moins jeunes d’assouvir leur passion du jardinage

 

  1. 10) Organiser un Grenelle de la propreté

Un audit sur la politique de propreté devra être mené. Il doit permettre d’évaluer et comparer les gestions publiques et privées de la collecte des déchets ménagers, pour éclairer les arbitrages entre la mise en régie ou la délégation de la mission de propreté à des entreprises privées.

 

  1. 11) Lutter contre la prolifération des rats

La ville de New-York consacre l’équivalent de 25 millions d’euros pour lutter contre une population de rats estimée à deux millions d’individus. Parallèlement, le budget de Paris n’est que de 1,5 million d’euros pour 3 à 5 millions de rats. Il est indispensable de se doter des moyens financiers pour lutter contre la prolifération des rats à Paris et notamment dans le 16ème arrondissement. Plusieurs sociétés privées spécialisées ont les moyens humains et techniques pour traiter ce genre de difficultés. En ce sens, j’ai signé la charte d’engagements de l’association Zoopolis.