La sécurité dans le 16e

La sécurité est une liberté fondamentale.

Or, celle-ci n’est plus réellement assurée. Tant en ce qui concerne la sécurité des personnes que la protection des biens, les derniers chiffres publiés par la Préfecture de Police confirment une dégradation forte et rapide de la situation sécuritaire à Paris et tout particulièrement dans le 16ème. Voici quelques chiffres sur les six premiers mois de l’année 2019 dans notre arrondissement :

 

Hausse de la délinquance : +20%

Hausse des cambriolages : +21,73%

Atteintes à l’intégrité physique : +20,09%

Vols de voitures : +19,29%

Destructions, dégradations et incendies volontaires : +49,35%

 

Ces chiffres catastrophiques s’expliquent également par les manifestations hebdomadaires des « Gilets Jaunes » dans la capitale et par les violences et dégradations commises en marge de ces manifestations par des Black-blocs, dont ont souffert de nombreux riverains et commerçants de notre arrondissement.

Au Sénat, j’ai voté la proposition de loi de mon groupe « Les Républicains » visant à permettre aux préfets prononcer des interdictions de manifester à l’encontre d’individus susceptibles de représenter une menace grave pour l’ordre public et la transformation de l’infraction de dissimulation volontaire du visage dans une manifestation en un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

 

  1. 1) La nécessité d’une véritable police municipale parisienne

Pour toutes ces raisons, la création d’une véritable police municipale parisienne apparait comme une impérieuse nécessité. Placée sous l’autorité du Maire de Paris et commandée par un commissaire général de la Police nationale, elle devra être au contact le plus direct du terrain. Le maire d’arrondissement sera étroitement associé à son fonctionnement et son déploiement. Outre la lutte contre les incivilités, elle devra avoir prioritairement pour mission de combattre la petite et moyenne délinquance sur le territoire parisien. Cette police municipale devra être armée, et disposer des matériels lui permettant d’accomplir ses missions tout en assurant sa propre protection.

 

  1. 2) Des missions de sécurité publique

Cette sécurité publique de proximité devra reposer en particulier sur une politique systématique d’îlotage dans les quartiers sensibles, réalisé à pied par des patrouilles en uniforme. Je pense tout particulièrement au quartier de la Porte de Saint-Cloud et celui avoisinant l’ensemble Gros-Boulainvilliers-La Fontaine.

 

  1. 3) Lutter contre l’occupation illicite de l’espace public

L’îlotage est également un moyen efficace pour lutter contre un phénomène qui prend une ampleur de plus en plus considérable : l’occupation illicite de l’espace public. Le phénomène se développe : ventes à la sauvette, campements sauvages, mendicité en bande agressive, occupation par des SDF de portions de voie publique, menaces ou insultes proférées dans les rues par des individus manifestement alcoolisés.

 

  1. 4) Lutter contre le trafic de stupéfiants

Le trafic de drogues est aujourd’hui un des fléaux majeurs qui menacent la santé et la sécurité des Parisiennes et des Parisiens, notamment des jeunes. Les patrouilles municipales auront pour mission de perturber l’activité des « dealers de proximité » et de les appréhender.

 

  1. 5) Sécuriser les immeubles sociaux et les « points-écoles »

Il est également souhaitable que la police municipale reprenne les missions de protection nocturne du parc de logements sociaux, actuellement exercées par le Groupement Parisien Inter-bailleurs de Sécurité. La police municipale aura également à assurer la sécurisation des « points-écoles », accès protégés pour les enfants à certains établissements scolaires.

 

  1. 6) Doubler le réseau de caméras de vidéoprotection

La vidéoprotection a désormais fait largement la preuve de son efficacité mais la réseau reste insuffisant notamment en le comparant aux capitales étrangères ou même aux grandes métropoles françaises. Le nombre de caméras de vidéo-protection sera donc doublé au cours de la mandature : actuellement au nombre de 1300 environ, elles passeront à 2600 dans les six ans, dont au moins 185 pour notre arrondissement.

Il faudra mener une politique incitative pour l’installation de caméras dans les halls d’immeubles qui permet, selon le police nationale, d’augmenter considérablement le taux d’élucidation des enquêtes.

 

  1. 7) Une gouvernance plus décentralisée

Une grande partie des effectifs de la police municipale devra être basée dans les arrondissements afin d’être au plus près des personnes et des endroits concernés. Environ 185 policiers municipaux pourraient être délégués à notre arrondissement.

 

  1. 8) Un référent sécurité dans les conseils de quartiers

Dans chaque conseil de quartiers dont dispose notre arrondissement, un référent sécurité sera désigné par les élus y siégeant. Il sera l’interlocuteur capable de faire le lien entre les habitants et l’adjoint à la sécurité, toujours au plus près des territoires.

 

  1. 9) Réserver des logements pour les policiers municipaux

Afin de favoriser l’attractivité de notre commune et notamment du 16ème arrondissement, une convention pourra être signée entre la police municipale parisienne et les bailleurs sociaux afin de proposer aux fonctionnaires de police des appartements à Paris et en petite couronne.

 

  1. 10) Une activité et des résultats à la disposition de tous

L’activité et les résultats de la police municipale, au niveau central comme au niveau de chaque arrondissement, devront faire partie des données publiées chaque année par la Ville de Paris et être à disposition de toutes les Parisiennes et tous les Parisiens et bien entendu, des élus.

 

  1. 11) S’appuyer sur le réseau des gardiens d’immeuble

Nous devons être reconnaissants pour tout le travail effectué par nos gardiens d’immeubles. Ils sont des aides au quotidien et de formidables relais d’informations pour tous. En ce sens, il s’agira de développer une application informatique (sur smartphone) permettant aux gardiens d’échanger plus facilement des informations entre eux.

 

  1. 12) La sécurité dans nos transports

Une convention devra être signée dans entre la police municipale et la RATP afin de favoriser les patrouilles communes, notamment dans les stations de métros et de RER.

 

  1. 13) « Dans ma rue » contre le harcèlement de rue et les agressions

Sur le modèle de l’application « Dans ma rue », devra être développé un système permettant notamment aux femmes ne plus avoir peur de descendre dans le métro ou de rentrer tard le soir.

 

  1. 14) Plan « Pas de sécurité sans luminosité »

De nombreuses personnes me sollicitent pour me faire constater le manque de lumière dans certaines rues, les pannes de luminaires (rue Davioud, rue de la Tour, rue de l’Assomption…). Sans lumière, le sentiment d’insécurité progresse. Un numéro spécial sera dédié au sein de la mairie afin d’avoir un interlocuteur unique pour ce sujet.

 

  1. 15) Sécuriser le Bois de Boulogne

Afin de rendre le Bois de Boulogne aux habitants, il sera proposé la création de chemins balisés, éclairés à l’aide de lampes solaires. Les parisiens et notamment les habitants du 16ème ont besoin de traverser le Bois de Boulogne pour s’y balader, pour rentrer du travail, pour sortir leur chien… Ils doivent pouvoir le faire en toute sécurité.